Le jeudi 10 avril 2008
Les policiers heurtent un chien volontairement
Éric Lallier Le Nouvelliste
Un chien en libre circulation s'étant faufilé jusqu'à l'autoroute 40 a causé bien des maux de tête aux policiers de Trois-Rivières.
À un point tel que les autorités ont pris la décision de frapper intentionnellement l'animal avec leur véhicule, pour réussir à arrêter sa course.
Du jamais vu, selon la Société protectrice des animaux de la Mauricie (SPAM).
Sécurité publique capitaine Réjean Vivier
Société protectrice des animaux de la Mauricie Serge Marquis
L'animal, qui selon toute vraisemblance est un lévrier, n'a par ailleurs pas survécu à la collision survenue en après-midi mardi et son décès a été constaté par la SPAM, appelée sur les lieux pour récupérer l'animal.
Selon la version des faits évoquée par les forces policières, le chien aurait réussi à échapper à l'attention de son propriétaire, pour s'enfuir via le boulevard des Chenaux à destination de l'autoroute 40.
Dès lors, les appels ont cheminé vers les autorités. «Les automobilistes ont appelé pour nous faire part des dangers de collision», relate le capitaine Réjean Vivier, de la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Les choses se sont toutefois gâtées, alors que le chien, poursuivi par les patrouilleurs, refusait de s'arrêter.
Pis encore, celui-ci a rapidement gagné la bretelle d'accès pour atteindre la voie rapide, à contresens.
Devant les menaces plus que sérieuses d'accidents, la Sécurité publique n'a eu d'autres choix que d'interrompre la circulation automobile.
Mais la démarche n'a pas donné les résultats escomptés et les agents à la poursuite du chien n'ont jamais pu l'intercepter, malgré leurs tentatives répétées.
Face à ce constat d'échec, les autorités ont autorisé la collision volontaire.
«La seule option potentielle, c'était de donner la permission de frapper le chien avec le véhicule», explique le capitaine Vivier, tout en convenant que la mesure n'était en rien habituelle.
Les policiers auraient-ils pu éviter cette fin pour le moins étonnante?
«On le fait quand on est obligé, c'est du cas par cas...
Ça demeurait notre seule option», poursuit le capitaine, incapable par contre de chiffrer le nombre d'interventions qui se sont soldées par un tel dénouement.
La SPAM surprise La Société protectrice des animaux de la Mauricie s'est dite surprise par la tournure des événements.
Jamais dans son histoire, l'organisme n'a eu à traiter un dossier du genre, semble-t-il.
«C'est la première fois qu'une telle chose se produit», confie le directeur général de la SPAM, Serge Marquis.
Celui-ci se refuse toutefois à blâmer directement les autorités pour ce mode d'intervention.
«Ce que j'en comprends, c'est que ce sont des motifs de sécurité publique...
Ça dépend toujours du contexte», nuance-t-il.
Serge Marquis consent toutefois que si une équipe de la SPAM avait été dépêchée plus rapidement sur les lieux, l'intervention aurait pu être menée différemment.
«On aurait souhaité être là plus tôt. Mais tout s'est déroulé très rapidement», indique le directeur général.•
c est effayant cette histoire la... en plus de perdre ton chien ca te coute des sous ... et par leur faute en plus... desoler pour ton cody!!!